mardi
19 septembre 2017
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Edito

L’évangile de ce diman­che (7è diman­che du temps ordi­naire) est déconcer­tant à plus d’un titre. Il est déjà bien dif­fi­cile par­fois d’aimer ceux qui vous aiment, alors com­ment aimer ses enne­mis  ? Il est bien dif­fi­cile de ne pas répon­dre à une agres­sion en res­pec­tant la loi du talion, alors com­ment par­don­ner à celui qui nous a fait du mal ? Le dis­cours sur la mon­ta­gne semble si loin du rai­son­na­ble et du fai­sa­ble, que l’on risque de passer à côté de ce qu’il cher­che à nous dire. « Jamais je ne serai par­fait, jamais je ne serai un saint, alors en quoi cet évangile me concerne-t-il ? » Et pour­tant, der­rière la folie appa­rente du dis­cours du Christ, der­rière ce carac­tère impos­si­ble à attein­dre de l’idéal chré­tien, se cache une sagesse toute simple et une réa­lité attei­gna­ble par chacun de nous. Comment être heu­reux si l’on est dévoré par la haine, le désir de ven­geance, la colère et le res­sen­ti­ment ? Ces sen­ti­ments nous enchaî­nent et nous ren­dent escla­ves de nous-mêmes et des autres. Le pardon et l’amour libè­rent et nous per­met­tent de jouir du bon­heur promis par le Christ. Refuser le pardon, rester dans la haine et le res­sen­ti­ment, aussi jus­ti­fiés soient-ils, c’est passer à côté de sa propre vie et du bon­heur qui nous est promis. Le pardon et l’amour du pro­chain ne sont pas des idéaux au-delà de nos capa­ci­tés, ils sont che­mins de liberté inté­rieure et de bon­heur. Qui ne cher­che à être libre et heu­reux sur cette terre ? Personne ne refu­se­rait ce cadeau ! Le Christ nous indi­que ce chemin de liberté et de bon­heur, savoir par­don­ner et aimer son pro­chain. La per­fec­tion et la sain­teté ne sont pas tou­jours ce que l’on croit, ce ne sont pas des idéaux impos­si­bles à attein­dre mais la réa­lité pro­fonde de ce que chacun d’entre nous est appelé à vivre et dont chacun d’entre nous peut vivre, si le pardon se trouve au cœur de notre vie.

Père Damien Stampers

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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