vendredi
26 mai 2017
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Edito

Depuis mer­credi der­nier, nous sommes entrés en carême. La pre­mière men­tion du carême appa­raît au concile de Nicée (325). Il fut d’abord consa­cré à être un temps d’ini­tia­tion pour les caté­chu­mè­nes et de péni­tence pour les pécheurs publics. Mais par la suite, jugeant sans doute que tous les chré­tiens avaient besoin de conver­sion, il fut étendu à l’ensem­ble de la chré­tienté comme un temps de grâce. Il com­men­çait alors le diman­che dit de la qua­dra­gé­sime. De ce nom même, nous avons déduit que le carême durait 40 jours, certes. Mais du pre­mier diman­che de carême au diman­che de Pâques, il n’y a pas le compte. Le pape Saint Grégoire (590-604) a alors fait com­men­cer le carême le mer­credi des cen­dres. Mais de ce saint jour de jeûne et d’abs­ti­nence au diman­che de Pâques, il n’y a tou­jours pas le compte… Si vous cal­cu­lez bien, cela fait 46 ! Des « nuls en maths » se seraient-ils trom­pés ?

Peut-être ces réflexions vous sem­ble­ront être les rai­son­ne­ments sté­ri­les de quel­que apprenti théo­lo­gien casuiste. Et pour­tant, cela révèle l’impor­tance que l’Eglise accorde au Jour du Seigneur, qui est également Jour de l’Eglise, Jour des hommes et Jour des jours (Lettre apos­to­li­que Dies Domini, Jean-Paul II, 31 mai 1998). En effet, de ces 46 jours, il faut retran­cher les diman­ches (5 diman­ches et le diman­che des Rameaux) pour trou­ver 40 et le compte est bon. « Les invi­tés de la noce pour­raient-ils donc faire péni­tence pen­dant le temps où l’époux est avec eux ? Mais un temps vien­dra où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeû­ne­ront. » (Mt 9, 15). Non seu­le­ment le diman­che est un jour chômé mais un jour fêté dans l’espé­rance du grand et saint jour de Pâques.

Le temps du carême nous fait passer d’un feu à l’autre ; du feu ancien du mardi gras, ali­menté par les rameaux secs révé­la­teurs de la dis­pa­ri­tion d’un monde ancien, au feu nou­veau de la Vigile Pascale, sym­bole de la vie nou­velle qui nous habite.

Père Stanislas LEMERLE

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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