jeudi
27 juillet 2017
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Edito

 Commence, en ce diman­che des rameaux, la plus longue semaine de l’année qui s’achè­vera le jour de Pâques. La litur­gie de ce jour, longue, sobre et dépouillée nous fait passer des chants d’accla­ma­tion et de joie au silence de la mort et du tom­beau. Cet accueil du Christ aux portes de la ville n’aurait-il été qu’un feu de paille sur la route qui le mènera à la Passion ? Ce temps de bon­heur fugi­tif, vécu par un peuple ras­sem­blé qui reconnaît « Celui qui vient au nom du Seigneur » a valeur de signe. Il révèle que le ser­vi­teur souf­frant, que nous allons suivre pas à pas pen­dant cette semaine, est également le roi de gloire annoncé par le psaume : « ouvrez-vous, portes éternelles : qu’il entre le roi de gloire . »

Par delà les ténè­bres du Vendredi Saint, cette entrée triom­phale et mes­sia­ni­que annonce, comme en fili­grane, le triom­phe de celui qui vient nous sauver. L’entrée dans la ville de Jérusalem mani­feste de manière allé­go­ri­que l’ouver­ture de la porte des enfers et l’entrée de l’huma­nité tout entière dans le monde divin pour une vie éternelle.

En ces quel­ques jours, Jésus réca­pi­tule aussi ce que chaque homme vit dans la tota­lité de son exis­tence : le bon­heur de la reconnais­sance et de l’affec­tion, la souf­france de la soli­tude et de l’aban­don, la dou­leur de l’injus­tice, l’angoisse de la mort. Le Christ éprouve ainsi tout le drame de la des­ti­née humaine. La pas­sion de Jésus rejoint aujourd’hui celle d’un peuple blessé. Mais par delà toute détresse, il pro­clame pour chacun la vic­toire défi­ni­tive de la vie. Il y a tou­jours un diman­che de Pâques après le Vendredi Saint.

Belle grande semaine. 

Père Stanislas LEMERLE

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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