mardi
22 août 2017
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Edito

« Dans le livre des Nombres (21, 4-9), on raconte qu’un ser­pent de bronze, placé sur la hau­teur par Moïse à la demande de Dieu, a été un moyen de gué­ri­son pour des israé­li­tes mordus par des ser­pents veni­meux. Le Livre de la Sagesse pré­cise que ce n’est pas de la magie : ce qui sau­vait, c’était non l’objet dressé, mais « Dieu Sauveur de tous » (Sg 16,7). Jean uti­lise cette figure (Jn 3,14) pour signi­fier que le Christ en croix offre le salut à tous ceux qui croient en lui. » (A. Marchadour) La croix est la figure cen­trale de la révé­la­tion : un homme défi­guré dévoile l’Etre de gloire. Quand Jésus meurt, le voile du Temple qui cachait le Saint des Saints est déchiré : par cette ouver­ture, le mys­tère de Dieu est révélé : la gloire de Dieu, c’est son AMOUR. Cette gloire est trop intense pour que nous puis­sions la sou­te­nir, elle nous éblouit. Nous sommes désem­pa­rés devant cette lumière qui a pu être « scan­dale pour les juifs et folie pour les peu­ples païens. » (1Co 1,23).

La foi est dif­fi­cile. Dans l’évangile de ce diman­che, il est beau­coup ques­tion de la non-foi. Dans ce qui est dit là, il ne faut pas voir un exposé sur l’incroyance en géné­ral. Le juge­ment (l’exclu­sion de la vie éternelle) n’est pas lié à toute forme d’incroyance, mais au cas bien précis de ceux qui refu­sent de sortir de leurs « œuvres mau­vai­ses » : ils pren­nent parti pour les ténè­bres, pour tout ce qui abîme le monde des hommes, ils font le jeu du mal : voilà l’incré­du­lité.

Il y a main­te­nant ceux qui pren­nent parti pour le salut du monde, pour tout ce qui favo­rise la vie et l’épanouissement des hommes : ceux-là entrent en har­mo­nie avec le projet de Dieu et donc « vien­nent à la lumière ». Au jour du juge­ment, ils enten­dront Jésus leur dire : « Venez, les bénis de mon Père… car j’avais faim et vous m’avez donné à manger. » (Mt 25, 34-35)

La grande nou­velle de ce diman­che, c’est que « Dieu a envoyé son Fils dans le monde… pour que, par lui, le monde soit sauvé ». Ce mes­sage a été repris par les Pères du Concile Vatican II quand ils affir­ment : « l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la pos­si­bi­lité d’être asso­cié au mys­tère pascal. » (L’Eglise dans le monde de ce temps, n° 22)

Père René-Jacques Traonouïl

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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