jeudi
27 juillet 2017
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Edito

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. 


Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à deman­der. 


Je viens seu­le­ment, Mère, pour vous regar­der.

Vous regar­der, pleu­rer de bon­heur, savoir cela 
 Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pen­dant que tout s’arrête. 
Midi ! 


Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regar­der votre visage,
Laisser le cœur chan­ter dans son propre lan­gage,
Ne rien dire, mais seu­le­ment chan­ter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espè­ces de cou­plets sou­dains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes imma­cu­lée, 

La femme dans la Grâce enfin res­ti­tuée,
La créa­ture dans son hon­neur pre­mier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splen­deur ori­gi­nale.

Intacte inef­fa­ble­ment parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ, 

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espé­rance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne ten­dresse oubliée, 

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accu­mu­lées,
Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
 Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense, Parce qu’à l’heure où tout cra­quait, c’est alors que vous êtes inter­ve­nue,


Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,

Parce qu’il est midi,

Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui, 


Parce que vous êtes là pour tou­jours,

sim­ple­ment parce que vous êtes Marie,

sim­ple­ment parce que vous exis­tez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remer­ciée !

Paul Claudel Extrait de Œuvre poé­ti­que, Poèmes de guerre, La Pléiade, Gallimard, 1957, p. 531

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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