dimanche
23 juillet 2017
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Edito

Aujourd’hui, le Christ monte sur la mon­ta­gne avec Pierre, Jacques et Jean. Il prie. Son visage, son vête­ment mani­fes­tent une méta­mor­phose.

Lorsqu’il y a six ans, après une confes­sion, mon curé m’appelle au dia­co­nat, ma réponse est immé­diate : oui ! Aujourd’hui, je sais que le Christ m’a rejoint là où je me trou­vais. Je ne deman­dais rien, j’étais heu­reux de mon « confort spi­ri­tuel ». Je me suis aperçu de la méta­mor­phose : ce confort a dis­paru, tout est ques­tions et doutes. Mon regard sur moi-même, les autres, le monde, a changé. Mais c’est tel­le­ment mieux ! Je res­sens une vie nou­velle qui bouge, fer­mente, brûle. La prière devient une néces­sité, l’écriture, une vraie nour­ri­ture, mais je suis encore loin du but.

Le Christ m’appelle comme ser­vi­teur ! C’est pres­que pré­somp­tueux mais je m’en réjouis. Pourtant tout est comme avant, les mêmes défauts, les mêmes envies, mais la joie est là, clai­re­ment là, celle de servir. Ce n’est pas simple, les habi­tu­des cultu­rel­les frei­nent les élans spi­ri­tuels, l’envi­ron­ne­ment fami­lial est à pré­ser­ver. Mais la lumière est bien là, dans le cœur ; elle illu­mine et réchauffe. Elle n’y était pas avant ! Je ne me fais pas l’effet d’être un pro­to­type, et ne suis sujet à aucun embal­le­ment spi­ri­tuel. Etre ser­vi­teur, ce n’est pas faire des choses nota­bles, for­cé­ment impor­tan­tes, spi­ri­tuel­le­ment consé­quen­tes. Ce serait plutôt porter avec le Seigneur ce que l’on ne pour­rait porter soi-même. Il sait tout, connait tout de moi plus que moi-même, alors inu­tile de pré­ten­dre être fort.

La trans­fi­gu­ra­tion du Christ dans l’Evangile d’aujourd’hui est vécue par chacun d’entre nous. Lorsque nous avons un geste d’amour, la joie est en nous, et nous sen­tons bien que c’est la vraie vie, la vie éternelle. Aujourd’hui, le Seigneur nous dit : « Celui-ci est mon fils bien aimé – Ecoutez-le ! » N’ayons pas peur de l’écouter ; com­ment l’écouter – fai­sons silence !

Jean-Louis CHOPLIN, diacre per­ma­nent

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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