mardi
22 août 2017
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Edito

Le regard est essen­tiel dans notre vie per­son­nelle et dans nos rela­tions. Il ne dési­gne pas seu­le­ment le mou­ve­ment des yeux vers un objet ou une per­sonne, mais aussi la per­cep­tion ou l’idée que l’on se fait de cet objet ou de cette per­sonne. Ainsi, si cer­tains regards sont posi­tifs et cons­truc­teurs, d’autres par contre sont néga­tifs, des­truc­teurs ou indif­fé­rents. Notre regard tra­duit donc bien sou­vent la qua­lité de notre inté­rio­rité. Ne dit-on pas que le regard est le miroir de l’âme ? Dans ce sens, quel regard avons-nous sur les autres autour de nous ? Ne nous arrive-t-il pas d’avoir un regard de haut, un regard qui juge, stig­ma­tise et condamne ? Un tel regard qui, à vrai dire s’arrête aux appa­ren­ces, ne voit sou­vent que le mal, les fautes, les défauts des autres. Contrairement à ce regard néga­tif, le regard de Jésus est avant tout un regard de misé­ri­corde et de pardon. Son regard ne porte pas sur les appa­ren­ces ; il voit les pro­fon­deurs de notre être. Il voit tous les com­bats inté­rieurs que nous menons. Il connaît nos défauts et nos qua­li­tés, nos fai­bles­ses et nos forces. Le regard de la misé­ri­corde est ce regard plein de com­pas­sion et de ten­dresse qui se penche sur notre cœur pour lui souf­fler : « Tes péchés te sont par­don­nés ». Le regard de Jésus est un regard qui puri­fie, sanc­ti­fie et relève. C’est ce regard que Jésus posa sur la femme adul­tère debout en face de lui, sur Zachée perché dans l’arbre, sur la veuve de Naïm accom­pa­gnant le corps sans vie de son unique fils, sur Pierre après son renie­ment. On se sou­vient aussi que Jésus posa son regard sur le jeune homme riche et se mit à l’aimer (Mc10, 21). Le regard de Jésus per­çoit des réa­li­tés que l’œil ne peut voir : la foi, la souf­france, la dou­leur dont notre cœur est la proie, mais aussi l’espé­rance qui nous habite. C’est ce qui l’auto­rise à orien­ter le regard de ses inter­lo­cu­teurs qui ne voient que les appa­ren­ces ; ainsi, par­lant de la femme péche­resse, Jésus dit à Simon le pha­ri­sien : « Tu vois cette femme ? » (Lc7, 44). C’est ce même regard que Jésus pose aujourd’hui sur chacun de nous. Son regard nous fait pren­dre cons­cience de nous-mêmes et nous rend capa­bles de poser à notre tour un regard vrai sur autrui, non plus pour le juger, mais l’aimer. Jésus nous invite à la conver­sion de notre regard, à un regard de misé­ri­corde. Demandons donc au Seigneur de puri­fier notre regard.

Père Thomas THON

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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