dimanche
23 juillet 2017
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Edito
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En ce diman­che, nous célé­brons la deuxième solen­nité du Seigneur Jésus pen­dant le temps ordi­naire : la fête du saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, appe­lée aussi « Fête Dieu ». Nous pou­vons être étonnés qu’il y ait un deuxième évènement, centré sur l’Eucharistie en plus de la sainte Cène du Jeudi saint. L’évangile de ce jour, de Saint Marc, relate d’ailleurs l’ins­ti­tu­tion de l’Eucharistie, sacre­ment de la nou­velle alliance.

En fait, la litur­gie ne fait jamais de dou­blons. Elle nous offre l’oppor­tu­nité de contem­pler plus pro­fon­dé­ment les mys­tè­res de notre foi. Le Jeudi Saint, l’Eglise célè­bre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur : ins­ti­tu­tion, par le Christ, de l’Eucharistie et du sacer­doce. Au cours de la messe, sous la forme du pain et du vin consa­crés, le Christ offre son corps et son sang pour le Salut du monde. Dans beau­coup d’églises, on pro­cède au rite du lave­ment des pieds rap­pe­lant le geste de Jésus vis-à-vis de ses apô­tres. Dans le pro­lon­ge­ment de l’office de la Croix du Vendredi Saint, la Cène nous invite à décou­vrir la dimen­sion sacri­fi­cielle de l’Eucharistie. La messe rend pré­sent sacra­men­tel­le­ment le sacri­fice du Christ sur la Croix et nous donne d’y par­ti­ci­per et de nous y unir. La fête du Saint Sacrement nous offre la grâce de vivre une autre dimen­sion de ce mys­tère : la pré­sence réelle sous les espè­ces eucha­ris­ti­ques, pen­dant la messe mais aussi dans son pro­lon­ge­ment, dans les taber­na­cles de nos églises, à la cha­pelle du Saint Sacrement, dans les cus­to­des por­tées aux mala­des.

A l’occa­sion de cette fête, en 2011, le pape Benoit XVI disait « Alors que dans la soirée du Jeudi Saint, on revit le mys­tère du Christ qui s’offre à nous dans le pain rompu et dans le vin versé, aujourd’hui, en la fête du Corpus Domini, ce même mys­tère est pro­posé à l’ado­ra­tion et à la médi­ta­tion du Peuple de Dieu, et le Très Saint Sacrement est porté en pro­ces­sion dans les rues des villes et des vil­la­ges, pour mon­trer que le Christ res­sus­cité marche parmi nous et nous guide vers le Royaume des cieux. Ce que Jésus nous a donné dans l’inti­mité du Cénacle, nous le mani­fes­tons aujourd’hui ouver­te­ment, car l’amour du Christ n’est pas réservé à cer­tains, mais il est des­tiné à tous. »

Quelques décen­nies plus tôt, le saint Curé d’Ars nous confiait son expé­rience per­son­nelle : « Oh mes enfants, que fait Notre-sei­gneur dans le Sacrement de son amour ? Il a pris son bon cœur pour nous aimer. Il sort de ce cœur une trans­pi­ra­tion de ten­dresse et de misé­ri­corde pour noyer les péchés du monde ».

« Lorsque nous sommes devant le Saint Sacrement, au lieu de regar­der autour de nous, fer­mons nos yeux et notre bouche, ouvrons notre cœur, le Bon Dieu ouvrira le sien ; nous irons à Lui, il vien­dra à nous, l’un pour deman­der et l’autre pour rece­voir ; ce sera comme un souf­fle de l’un à l’autre ».

Père Gilles Rousselet

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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