vendredi
26 mai 2017
  Accueil du site > Editos > Edito
 
Enregistrer au format PDF
Edito

Pour pro­lon­ger la Fête du Cœur de Jésus, célé­brée ven­dredi der­nier, quel­ques pistes de médi­ta­tion.

Le Pape Pie XII, en 1956, publiait une ency­cli­que sur le Cœur du Christ, « Haurietis aquas ». Il disait notam­ment : « L’icône du Cœur trans­percé de Jésus est le sym­bole de l’amour misé­ri­cor­dieux de Dieu. » Et le Pape Jean-Paul II, en 1980, dans l’ency­cli­que « Dives in mise­ri­cor­dia », écrivait dans le même sens : « l’Eglise pro­fesse et vénère d’une manière par­ti­cu­lière la misé­ri­corde de Dieu quand elle s’adresse au Cœur du Christ. Nous appro­cher du Christ dans le mys­tère de son Cœur nous permet de nous arrê­ter sur un point - point cen­tral et en même temps le plus acces­si­ble au plan humain - de la révé­la­tion de l’amour misé­ri­cor­dieux du Père. » Contempler le Cœur du Christ conduit au centre de la Révélation faite au peuple de Dieu et l’intro­duit à la com­pré­hen­sion la plus humai­ne­ment acces­si­ble du mes­sage évangélique.

Le Cœur de Jésus, parce qu’il est très acces­si­ble pour tout homme, parce qu’il « parle » à notre esprit - plus qu’un concept - cons­ti­tue non seu­le­ment le rappel his­to­ri­que mais comme la mémoire vivante du mys­tère de Dieu révélé en Jésus pour l’homme d’aujourd’hui : il est le sym­bole le plus propre à dire le mys­tère inef­fa­ble de la Miséricorde divine. Nous qui vou­lons croire pour nous-mêmes en cette Miséricorde, nous com­pre­nons mieux que nous la trou­vons dans le Cœur de Jésus. Et quand nous vou­lons annon­cer cette Miséricorde, nous pou­vons le faire en pré­sen­tant le mys­tère du Cœur de Jésus.

Jésus avait donné à Marguerite-Marie un mer­veilleux conseil : « Prends garde de ne jamais ouvrir les yeux pour te regar­der hors de moi. » Si nous por­tons sur notre vie un regard « natu­rel », nous cons­ta­tons nos lacu­nes, nos résis­tan­ces, nos lâche­tés, et nous avons du mal à dire avec le psal­miste : « Je te rends grâce… mer­veille que je suis » (Ps 139,14). Nous ne nous trou­vons pas du tout mer­veilleux, et cela risque de nous porter au décou­ra­ge­ment. Mais aux yeux du Seigneur, il en va tout autre­ment : « Dieu regarda son œuvre, Il vit que c’était très bon » (Gen1,31). Si nous nous regar­dons dans le Christ, notre foi nous montre notre fai­blesse, mais aussi la patience du Seigneur, sa Miséricorde ; notre foi nous incite à nous aban­don­ner à son Esprit, sans trop de retour sur nous-mêmes, « oubliant le chemin par­couru. » (Phil.3,13). Sainte Thérèse de Lisieux avait admi­ra­ble­ment saisi la pro­fon­deur de l’amour misé­ri­cor­dieux du Cœur du Seigneur :

« Moi, si j’avais commis tous les crimes pos­si­bles, Je gar­de­rais tou­jours la même confiance, Car je sais bien que cette mul­ti­tude d’offen­ses N’est qu’une goutte d’eau dans un bra­sier ardent. »

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
Plan du site |  Mentions légales