mardi
26 septembre 2017
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Edito

« Je te bap­tise au nom du Père et du fils et du Saint-Esprit ». Le Nom par lequel nous sommes sauvés est un nom sin­gu­lier, bien par­ti­cu­lier. C’est aussi un nom plu­riel (Père, Fils et Saint-Esprit)… et qui s’écrit pour­tant au sin­gu­lier ! Pas facile pour les enfants qui seront bap­ti­sés ce diman­che d’écrire ces mots par les­quels ils sont bap­ti­sés tout en res­pec­tant la syn­taxe et la théo­lo­gie ! C’est sans doute pour cela que les chré­tiens ont forgé un mot spé­cial pour tout dire. Car dire qu’ils sont trois en oubliant qu’ils sont aussi Un, est faux ; mais réduire Dieu au Père, et consi­dé­rer le Christ et l’Esprit-Saint comme des ava­tars, des demi-dieux, ou autres, ne fonc­tionne pas non plus. Tertullien, dans les années 200, est le pre­mier à uti­li­ser le mot de “tri­nité”, une contrac­tion des mots tri (trois) et unité. Ce qui permet à Saint Césaire d’Arles (vers 500) de dire : « La foi de tous les chré­tiens repose sur la Trinité. » (CEC #232). Donc nous ne sommes pas bap­ti­sés au nom d’un vieux soli­taire capri­cieux et tota­li­taire, mais au nom d’un Dieu qui est rela­tion, dia­lo­gue, échange… et fina­le­ment amour ! L’Amour de Dieu n’est pas un concept vide, mais la réa­lité de ce que Dieu vit au quo­ti­dien (si on peut parler ainsi) entre les trois per­son­nes de la Trinité. Puisque ce sont des per­son­nes, nous pou­vons nous aussi entrer en rela­tion, voire en dia­lo­gue avec cha­cune d’elles. Et vous pouvez être sûr que cha­cune d’elles vous par­lera de celles qu’elle aime : les deux autres de la Trinité. Ainsi le Christ, qui ne cesse de parler à (/de) son Père, nous pré­pare une place auprès de lui (Jn 14) et, dans le même temps, nous souf­fle l’Esprit-Saint (Jn 20) ! Pour ter­mi­ner, fai­sons notre signe de croix en disant, avec nos frères ortho­doxes : « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Trinité Sainte, un seul Dieu ! »

Père Bruno GUESPEREAU

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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