mardi
26 septembre 2017
  Accueil du site > Editos > Edito
 
Enregistrer au format PDF
Edito

Nous sommes en 1263, en Italie, dans la pro­vince d’Orvieto, au nord de Rome, plus pré­ci­sé­ment à Bolsène. Un prêtre vivant une crise de foi, célè­bre la messe. Mettant en doute la réa­lité de la pré­sence du Christ dans l’Eucharistie, l’hostie dépo­sée sur le cor­po­ral se met à sai­gner, gué­ris­sant le prêtre de ses doutes pas­sa­gers. Cette scène, qui n’est pas unique et qui peut paraî­tre anec­do­ti­que aux yeux des hommes et des femmes du XXIè siècle, a été pour­tant de mul­ti­ples fois repré­sen­tée notam­ment à la Renaissance. Pensons aux cham­bres de Raphaël, du palais apos­to­li­que au Vatican, ou à l’esca­lier du Palais Farnèse à Rome. C’est à la suite de ce mira­cle que le Pape Urbain IV va étendre la fête du Saint Sacrement à l’Eglise uni­ver­selle par la Bulle « Transiturus de hoc mundo ». Son culte était alors célé­bré loca­le­ment dans la ville de Liège. Le 8 sep­tem­bre 1264, il deman­dera à Saint Thomas d’Aquin de com­po­ser les hymnes eucha­ris­ti­ques que nous chan­tons encore aujourd’hui : « Tantum ergo sacra­men­tum » (Il est si grand ce sacre­ment) ou « Lauda Sion Salvatorem » (Sion, célè­bre ton Sauveur) C’est d’ailleurs à cette époque que, sur la demande insis­tante des fidè­les, le prêtre va élever le corps et le sang du Christ lors de la consé­cra­tion pour contem­pler le mys­tère de ce qu’ils célé­braient. L’Eucharistie devient alors le Corps réel du Christ et l’Eglise le Corps mys­ti­que du Christ. Par la fête du Corps et du Sang du Christ, nous célé­brons le Corps du Christ pré­sent dans l’Eucharistie mais également le Corps du Christ qui est l’Eglise dont chacun de nous est un membre vivant.
Bonne fête à tous.
Père Stanislas LEMERLE

Lire la der­nière feuille d’infor­ma­tion parois­siale

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
Plan du site |  Mentions légales