lundi
22 janvier 2018
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Edito

La semaine der­nière, un grand quo­ti­dien fran­çais titrait « A partir du diman­che 3 décem­bre, les chré­tiens ne seront plus soumis à la ten­ta­tion ! » Un rac­courci gen­ti­ment humo­ris­ti­que autant qu’on puisse l’être quand il s’agit d’un sujet aussi impor­tant que la prière chré­tienne par excel­lence et plus par­ti­cu­liè­re­ment la ques­tion de la ten­ta­tion. Avant le Concile Vatican II, les fidè­les disaient, quand ce n’était pas en latin, « Ne nous laisse pas suc­com­ber à la ten­ta­tion. » Après le Concile, la phrase est deve­nue : « Ne nous sou­mets pas à la ten­ta­tion. » Et aujourd’hui nous dirons : « Ne nous laisse pas entrer en ten­ta­tion. » Une nou­velle tra­duc­tion ne veut pas dire que l’ancienne n’avait pas de valeur ou que des géné­ra­tions de chré­tiens ont été dans l’erreur depuis cin­quante ans. La phrase actuelle pou­vait lais­ser penser que Dieu pou­vait sou­met­tre à la ten­ta­tion, c’est-à-dire nous éprouver en nous confron­tant au mal alors que Dieu sou­haite que l’homme demeure libre et sou­tient ceux qui s’appuient sur lui. Dans la lettre de Jacques, il est dit clai­re­ment que Dieu ne tente per­sonne (Jc 1, 13). Ce chan­ge­ment peut être l’occa­sion de réflé­chir à nou­veaux frais sur le sens des deman­des du Notre Père. Demander de ne pas entrer en ten­ta­tion, c’est donc deman­der de comp­ter sur la pré­sence de Dieu à nos côtés, et pré­ci­sé­ment dans les épreuves. C’est en ce sens que Jésus recom­mande à ses dis­ci­ples, à Gethsémani : priez pour ne pas entrer en ten­ta­tion (Mt 26, 41 ; Mc 14, 38 ; Lc 22, 40.46).

Père Stanislas LEMERLE

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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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