jeudi
27 juillet 2017
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Edito

Chant de l’Avent

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« Pousse des cris de joie » pro­clame le pro­phète Sophonie, « Jubilez, criez de joie » chante le psal­miste, « Soyez dans la joie du Seigneur, ne vous inquié­tez de rien » nous dit Saint Paul. Autant de conseils, d’invi­ta­tion pres­sante, en ce troi­sième diman­che du temps de l’Avent, et même il en irait de l’enjeu de nos vies car Jean-Baptiste annonce la bonne nou­velle de la venue immi­nente du Messie en Jésus ! Mais nous nous deman­dons si c’est aussi facile d’être joyeux, sans inquié­tu­des… Quand nous regar­dons le passé, il ne nous pré­sente pas que du bon­heur. Le pré­sent n’est pas meilleur. Et si nous nous tour­nons vers l’avenir ? Saint Paul lui-même n’est pas dans une situa­tion facile, il est en prison… Mais pour­tant il a écrit : « Mon cœur déborde de joie ! ». Alors ? Il convient de lever l’ambi­guïté sur le mot « joie ». Il y a les faus­ses joies, les joies éphémères avec len­de­mains fâcheux et les vraies joies que nous ne cher­chons pas tou­jours a priori. La réponse nous est donnée par Saint Paul : « Soyez dans la joie… du Seigneur... ». Il s’agit de la « joie impri­mée dans le cœur de l’homme (par Dieu) ; un cœur qui, au-delà des satis­fac­tions immé­dia­tes et pas­sa­gè­res, cher­che la joie pro­fonde, par­faite et dura­ble qui puisse donner du « goût » à l’exis­tence... » (Benoît XVI). La joie dans le Seigneur est la vraie joie : joie de savoir que Dieu nous aime, qu’Il nous a adop­tés pour ses enfants, qu’Il veut nous faire par­ta­ger sa paix, son bon­heur, sa joie… Tout cela, à tout jamais, si nous vou­lons le suivre. Etre en marche à la suite du Seigneur, c’est ce que vou­laient les foules venues trou­ver Jean-Baptiste pour se faire bap­ti­ser et qui lui deman­daient à ce sujet : « Que devons-nous faire ? ». Jean a donné à chacun les conseils appro­priés à sa condi­tion et à ses capa­ci­tés. Cette ques­tion des contem­po­rains de Jésus est aussi la nôtre comme chré­tiens et nous sommes invi­tés à y répon­dre dans la confiance et la séré­nité. Et si éventuellement, il y a dif­fi­culté, Saint Paul nous dit de ne pas nous « inquié­ter, mais, en toute cir­cons­tance, dans l’action de grâce prier et sup­plier pour faire connaî­tre à Dieu nos deman­des », ce qui peut se tra­duire par : ne quit­tez pas la main de Dieu, ne quit­tez pas ce cou­rant de grâce et d’amour dans lequel vous êtes plon­gés, Dieu, tout Amour est avec vous, en vous « tous les jours jusqu’à la fin des temps... » (Mt 28,20). Préparons-nous donc, dans la joie, à accueillir le Messie, à rece­voir son mes­sage de paix et à en vivre. Alors, «  la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut ima­gi­ner, gar­dera notre cœur et notre pensée dans la paix et dans la joie du Christ Sauveur. » (Ph 7).

Jean Amouriaux , diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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