mardi
24 octobre 2017
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Edito

Après quel­ques brèves semai­nes de temps ordi­naire aux cou­leurs de l’espé­rance, c’est l’évangéliste Saint Luc qui ouvre la pre­mière semaine de ce temps du Carême, avec le récit peu enga­geant, aux yeux de chair, de la ten­ta­tion de Jésus au désert. « Après son bap­tême, Jésus, rempli de l’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l’Esprit à tra­vers le désert où, pen­dant qua­rante jours, il fut mis à l’épreuve par le démon. ».

Nous sommes tou­jours étonnés de décou­vrir que c’est l’Esprit Saint en per­sonne qui conduit Jésus au désert, dans le but d’une mise à l’épreuve par le démon. C’est qu’en réa­lité, en cette année de la foi, la réponse de Jésus est d’une inten­sité lumi­neuse. Le Fils de Dieu va nous appa­raî­tre dans toute sa fidé­lité à la Vérité, et nous conduire ainsi sur le chemin de la vic­toire. En face de lui, il y a l’adver­saire. Réalité et non un mythe, il est vaincu avec les armes que Dieu donne : la foi ! Ces trois ten­ta­tions concen­trent en elles toutes celles de l’huma­nité, de tous les temps et d’aujourd’hui par­ti­cu­liè­re­ment. Le diable uti­lise la vérité, mais en la détour­nant de son Origine. Dans le jardin de la Genèse, n’avait-il pas affirmé qu’en consom­mant le fruit de la connais­sance du bien et du mal, nous ne mour­rons pas, et que nous serions comme des dieux ? C’est vrai ! A ceci près que Dieu seul est maître de la vie, Lui seul nous offre la vie éternelle et nous par­tage sa gloire, gra­tui­te­ment, par le don de sa vie, sur la croix, par le Sacrifice Pascal.

Beaucoup de dis­cours humains, de pro­gram­mes, d’idéo­lo­gies affir­ment être au ser­vice de la vérité, du bien de l’homme, du res­pect et de l’égalité. Et la voix du ten­ta­teur susurre par­fois à nos oreilles que pour être fidèle à notre condi­tion humaine, pour prou­ver que nous sommes vrai­ment homme, il n’est pas néces­saire d’en réfé­rer au Créateur ou à une quel­conque morale chré­tienne… Il parai­trait d’ailleurs que le temps des reli­gions arrive à son terme…

Avec Jésus, lais­sons-nous conduire par l’Esprit pen­dant ce Carême. Il nous faudra peut-être des temps de désert, des temps d’épreuve. Mais c’est la grâce d’une véri­ta­ble conver­sion, c’est-à-dire « repen­ser - remet­tre en ques­tion son propre mode de vie et le mode de vie ordi­naire ; lais­ser entrer Dieu dans les cri­tè­res de sa propre vie ; ne plus juger uni­que­ment selon les opi­nions cou­ran­tes. Se conver­tir signi­fie par consé­quent : ne pas vivre comme tout le monde vit, ne pas faire ce que tout le monde fait, ne pas se sentir jus­ti­fié en accom­plis­sant des actions dou­teu­ses, ambi­guës ou mau­vai­ses par le fait que les autres font de même ; com­men­cer à regar­der sa propre vie avec les yeux de Dieu ; donc cher­cher le bien, même s’il est déran­geant : ne pas s’en remet­tre au juge­ment des mul­ti­tu­des, des hommes, mais au juge­ment de Dieu - autre­ment dit : cher­cher un nou­veau style de vie, une vie nou­velle » (Benoît XVI confé­rence sur la nou­velle évangélisation).

Le Christ est Le Chemin, La Vérité et La Vie. Nous le savons !

Père Gilles Rousselet

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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