mardi
22 août 2017
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Edito

La litur­gie de ce diman­che unit les deux faces du Mystère Pascal :

1. Les Rameaux : c’est l’assu­rance du triom­phe du Christ, mais ce n’est encore qu’un triom­phe éphémère, et même déri­soire : Jésus se laisse accla­mer comme « fils de David », mais ce titre n’avait plus la charge mes­sia­ni­que et royale qu’il avait au temps des rois ; la royauté de Jésus est d’un tout autre ordre, mais com­bien l’ont com­pris ce jour-là ? Ne fai­sons pas de ces rameaux un talis­man, un porte-bon­heur ; en don­nant à ces hum­bles bran­ches de buis une place dans nos mai­sons, nous nous asso­cions au geste de res­pect et d’admi­ra­tion accom­pli par cette foule accla­mant Jésus.

2. La Passion : nous allons réen­ten­dre pro­cla­mer le récit de la Passion selon Saint Luc : récit brû­lant… et scan­da­leux, au sens propre. Il nous faut entrer dans cette pro­cla­ma­tion avec toute notre foi, et ravi­ver en nous l’éblouissement d’un Dieu qui a tant aimé le monde - et chacun de nous - qu’Il a livré son Fils unique : « j’ai regardé ta Croix, Ô Christ, j’y ai lu le chant de ton amour. » Jésus est mort sus­pendu à la Croix, exposé aux yeux de tous comme objet de malé­dic­tion divine ; Il meurt comme un impie ; Il s’iden­ti­fie à tous les exclus, Il meurt « hors de la Ville ».

Parce que le Christ est allé jusqu’au fond de la misère humaine, Il se trouve désor­mais proche de tous ceux qui sont loin de Dieu. Depuis la Croix du Christ, chaque être humain peut reconnaî­tre, en n’importe quelle situa­tion d’éloignement de Dieu, le visage du Christ aban­donné de tous.

Désormais, nul ne peut dire : « Là où je suis, là où j’en suis, Il n’est pas venu, Il n’est pas des­cendu assez bas pour me ren­contrer » ; il n’y a ni déchéance ni aban­don qu’Il n’ait connu, et dont Il n’ait fait, par sa pré­sence, le lieu pri­vi­lé­gié de la proxi­mité de Dieu. Jésus est des­cendu si bas pour cher­cher l’homme dans sa fai­blesse, dans son péché, que cet homme ne tom­bera jamais si bas qu’il ne puisse être rejoint par le Christ Sauveur.

Bonne Semaine Sainte à tous et à chacun !

Père André Lacau

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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