samedi
24 juin 2017
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Edito

Quel ensei­gne­ment devons-nous rete­nir de la conclu­sion, de l’épilogue de cet évangile de Saint Jean ?

La figure de Simon Pierre est mise en avant de façon très sin­gu­lière. C’est Pierre que les sept dis­ci­ples de Jésus sui­vent ; leur pêche sera sté­rile. A l’aube, le Christ est là. Il n’est pas reconnu, ils jet­tent leurs filets comme il leur est dit, et la pêche est mira­cu­leuse, Jean reconnaît le Christ, Pierre se jette à l’eau plein de fougue. Le Christ confirme Pierre dans sa mis­sion de pas­teur après un repas, rappel de l’Eucharistie.

Que pou­vait-il donc man­quer pour que leur pêche soit féconde ? Seulement la pré­sence du Christ. Que peut-il man­quer pour que notre mis­sion per­son­nelle de témoi­gner de la bonne nou­velle soit féconde ? Jésus, sim­ple­ment, Jésus dans notre cœur, nos convic­tions. Simplement Lui, qui vient à appa­raî­tre dans notre humble accep­ta­tion de son amour pour nous.

Le repas pré­paré sur la plage par Jésus pré­fi­gure l’Eucharistie, les mêmes mots « il prend le pain et le leur donne ». Pierre encore qui va cher­cher le filet conte­nant tous les pois­sons du lac, les filets si soli­des, tout cela est mira­cu­leux. Ainsi pour tenter de réa­li­ser la mis­sion qui nous est confiée, sans Jésus avec nous et en nous, nous serions fous de nous passer de l’Eucharistie.

La der­nière réponse de Pierre : « Seigneur tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » n’est elle pas le secret de toute vie chré­tienne, c’est-à-dire s’ins­cri­vant dans l’amour, dans la cha­rité ?

Nous trou­ve­rons notre mis­sion en Eglise quelle qu’elle soit par humi­lité dans l’amour de notre Dieu, à son écoute. L’Eucharistie, pain quo­ti­dien que nous deman­dons dans le Notre Père, offert incondi­tion­nel­le­ment, favo­rise cette écoute.

C’est après ce repas eucha­ris­ti­que que le dia­lo­gue entre Jésus et Pierre est for­mulé. Pierre mani­feste son humi­lité, pres­que sa fai­blesse, au moment où l’auto­rité sur le trou­peau va lui être confiée. Qui plus est, Jésus lui confirme que son ser­vice ira jusqu’à la mort, qu’il sera capa­ble de cela. Pourquoi ne pas voir notre mis­sion de chré­tien comme un pro­lon­ge­ment de la Pâque du Christ, notre vie de croyant expri­mant ce mys­tère que nous avons célé­bré dans la foi ? Nous avons à témoi­gner des bien­faits de la bonne nou­velle en nous et pour les autres, du Christ res­sus­cité, de la mort vain­cue, de la réa­lité de la vie éternelle, tout cela par amour pour nous. Ainsi ce pas­sage de l’évangile de Saint Jean est bien sa conclu­sion ; pour être un humble ser­vi­teur, il nous faut aimer le Christ. Notre mis­sion pour autant que nous vou­drons bien la trou­ver à son écoute ne peut être réa­li­sée plei­ne­ment, à notre mesure avec nos frères et sœurs, que par la com­mu­nion eucha­ris­ti­que comme préa­la­ble incontour­na­ble.

Alors ne dou­tons ni de la soli­dité de nos filets, ni de la fécondité de notre mis­sion de chré­tiens si humble soit elle, le bon­heur en Christ nous est donné. C’est le fruit de la Pâque que nous avons à vivre.

Jean-Louis Choplin, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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