dimanche
28 mai 2017
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Edito

En ce jour de la solen­nité du Saint Sacrement, l’évangile de Luc nous pro­pose une médi­ta­tion, me semble-t-il, à la mesure de l’année de notre foi : Osons-nous deman­der à Dieu de mul­ti­plier en nos mains les res­sour­ces de cha­rité et de foi vis-à-vis de nos frères et sœurs ? Jésus met ses apô­tres et nous-mêmes devant une évidence, ces foules ont faim, elles ne peu­vent se nour­rir elles-mêmes, donnez-leur vous-mêmes à manger ! Mais quoi, nous n’avons rien ! Il faut la média­tion de Jésus, ses quatre gestes, lever les yeux au ciel, bénir, rompre et donner, les gestes aujourd’hui du célé­brant ; et les dis­ci­ples vien­nent à dis­tri­buer à tout le monde ce qui était cinq pains et deux pois­sons. « On ramassa les mor­ceaux qui res­taient : cela rem­plit douze paniers ». Les dis­ci­ples dis­tri­buent ce qui leur est donné, ils sont mem­bres actifs du royaume, mais c’est bien Dieu qui donne ; lui seul. Dans l’année de notre foi, nous mesu­rons peut-être l’appé­tit que nous avons de la parole de Dieu, et nous nous avi­sons d’être tou­jours du côté de ceux qui ont faim, nous pou­vons même affir­mer que nous ne sommes pas encore ras­sa­siés. Mais notre faim ne nous jus­ti­fie pas elle-même, c’est notre qua­lité de dis­ci­ple qui donne sens à notre vraie vie. C’est dis­tri­buer ce que le Seigneur veut donner à mon frère, à ma sœur, qui fera que je par­ti­cipe plei­ne­ment au règne de Dieu. Pour ce jour de solen­nité, notre pape François demande à chaque dio­cèse à l’unis­son d’ins­ti­tuer une heure d’ado­ra­tion. De nous asseoir et d’adorer l’Eucharistie, cet extra­or­di­naire mou­ve­ment de notre Père jusqu’à nos lèvres et notre cœur, qui rend pré­sent le corps de son Fils par la mémoire active de l’Esprit-Saint. Le Christ que nous rece­vons dans la com­mu­nion à la Messe, c’est le Christ que nous véné­rons dans l’ado­ra­tion eucha­ris­ti­que ; le Christ que nous véné­rons dans l’ado­ra­tion eucha­ris­ti­que, c’est le Christ que nous rece­vons dans la com­mu­nion à la Messe. C’est la pré­sence réelle de Jésus Christ que nous ado­rons. Il nous ras­sa­sie par sa pré­sence pour que nous puis­sions de toute évidence dis­tri­buer ce que nous rece­vons de Lui. Demandons à Dieu de mul­ti­plier en nos mains ses fruits de cha­rité et de foi pour nos frères et sœurs.

Jean-Louis Choplin, diacre per­ma­nent

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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