samedi
27 mai 2017
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Edito

Devant les vicis­si­tu­des de la vie, face aux événements mal­heu­reux et à des situa­tions dif­fi­ci­les qua­si­ment insur­mon­ta­bles, on se trouve par­fois dans le fond de l’abîme, tota­le­ment impuis­sant, sans aucune lueur d’espé­rance. Bien qu’entouré, on peut éprouver une soli­tude pro­fonde parce qu’on n’a pas la même appro­che ni le même res­senti du pro­blème. A ces moments cru­ciaux de la vie, des mots d’encou­ra­ge­ment sont d’une impor­tance capi­tale pour se rele­ver.

Dans la pre­mière lec­ture comme dans l’évangile de ce dixième diman­che ordi­naire de l’année C, il est ques­tion d’une veuve qui perd un fils. Le pro­phète Elie, qui béné­fi­cie de l’hos­pi­ta­lité de la veuve, est soumis à une rude épreuve. Accueilli en tant qu’homme de Dieu, il est lit­té­ra­le­ment accusé d’être la cause de ce mal­heur. La réponse du pro­phète ne se fait pas atten­dre, et elle témoi­gne de sa foi et de sa qua­lité d’envoyé de Dieu. Il prie. L’enfant revient à la vie. Il le remet à sa mère.

Quant à la veuve de l’évangile, elle semble n’avoir aucune affi­nité, ni une quel­conque rela­tion appa­rente avec Dieu, ou avec un homme de Dieu, Jésus, en l’occur­rence. Cette femme, tout en pleurs, accom­pa­gne son fils unique à sa der­nière demeure. Alors que pour elle tout est fini, et qu’elle ne demande rien à per­sonne, Jésus la voit et est saisi de pitié pour elle. Après un « Ne pleure pas » lancé à la veuve, Jésus fait arrê­ter le cor­tège. Il s’adresse au mort en lui ordon­nant de se lever. Celui-ci s’exé­cute. Jésus le rend à sa mère. Nous vou­drions peut-être que nos pro­blè­mes, nos deuils, nos mal­heurs, nos situa­tions les plus péni­bles connais­sent une issue heu­reuse et en un temps record. Hélas ! Dieu se serait-il éloigné des hommes qu’il a créés à son image ? Ne prê­te­rait-il plus atten­tion à leurs cris ?

Il me semble que pour aper­ce­voir les gestes de salut de la part de Dieu, il revient à l’homme de s’arrê­ter un moment, de prêter atten­tion à Dieu qui est tou­jours tout proche et qui dit « Ne pleure pas ». L’enten­dre dans son cœur pour soi-même, et aussi le dire aux autres, voilà une mis­sion pour le dis­ci­ple du Christ. Lorsque Dieu se mani­feste et se fait com­pren­dre, c’est le bon­heur !

Père Cyprien Bombangui-Golemba

Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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