mercredi
29 mars 2017
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Le nouvel autel et le nouvel ambon de l’église

Le dimanche 6 juin 2010, Mgr Aupetit, vicaire général du Doyenné Picpus-Bercy, a consacré le nouvel autel et béni le nouvel ambon de l’église du Saint-Esprit (voir, en bas de page, l’album-photo réalisé par Bruno Parnaudeau sur la Fête Patronale). L’autel et l’ambon ont été dessinés par le jeune designer Benjamin Tortiger (photos ci-après Yann Bohac).

Ambon Maître-autel Maître-autel Ambon Maître-autel
Benjamin Tortiger les a conçus dans le res­pect des codes pro­pres au monde reli­gieux. Cependant, fidèle à son style, Benjamin Tortiger par­vient à conci­lier les exi­gen­ces litur­gi­ques et celles des parois­siens à ses pro­pres inten­tions. L’équilibre, la mesure et l’économie diri­gent pro­fon­dé­ment ce projet. Une idée de « l’épure » qu’il ima­gine à sa façon et qui se maté­ria­lise en une pièce sou­ve­raine : l’autel de l’église du Saint Esprit.
Charlotte Saliou, atta­chée de presse, a inter­viewé Benjamin Tortiger : « Le paral­lé­lé­pi­pède allongé crée une réso­nance chro­ma­ti­que et struc­tu­relle avec le reta­ble de cuivre et croise la ver­ti­ca­lité du cibo­rium pour cadrer impé­ra­ti­ve­ment le regard dans l’axe majeur de l’allée cen­trale. Ouverte face à l’assis­tance, la coque d’acier plié de l’ambon fait écho au jeu des facet­tes de l’abat-voix de la chaire. La « Parole » n’y vient plus d’en haut mais arrive comme une contri­bu­tion à l’acte d’élévation ».
Introduisant d’autres valeurs, sa tech­ni­cité et sa logi­que, Benjamin Tortiger revi­site l’esthé­tisme habi­tuel. Nous sommes néan­moins dans la demeure de Dieu. Les codes du design s’enri­chis­sent de contrain­tes nou­vel­les, celles dic­tées par la tra­di­tion ecclé­sias­ti­que. En les réin­ter­pré­tant, en se les réap­pro­priant, le design acquiert une richesse sup­plé­men­taire et l’église se dote d’une aura plus moderne. Autel et ambon se fon­dent dans une com­po­si­tion glo­bale, l’ani­ment sub­ti­le­ment et dis­crè­te­ment. Ces pièces exis­tent pour dif­fu­ser la parole divine relayée par l’homme d’Eglise. Elles ne sont donc pas à pro­pre­ment parlé, des objets « spec­ta­cle »
La pré­sence de cet ensem­ble pro­cure une sen­sa­tion d’auto­rité. L’ori­gi­na­lité de cette créa­tion existe, grâce entre autres, à cette impres­sion lais­sée, comme si la pré­sence de cet ensem­ble, ici, devant nous, nous était natu­relle. Le sens pre­mier n’est pas affai­bli ni même déformé : « L’auto­rité » ecclé­sias­ti­que sub­siste mais elle nous sur­prend par sa dou­ceur.
Cette force incar­née avec malice et poésie nous accom­pa­gne au Saint-Esprit.
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Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
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