lundi
23 octobre 2017
  Accueil du site > Editos > Edito
 
Enregistrer au format PDF
Edito

« je ne te dis pas Sept fois, mais soixante-dix-fois sept fois. » (Mt 18,)

L’évangile de ce diman­che insiste sur le pardon : « ‘quand mon frère com­met­tra des fautes contre moi, com­bien de fois dois-je lui par­don­ner ? Jusqu’à sept fois ?’. Jésus lui répon­dit : ‘je ne te dis pas Sept fois, mais soixante-dix-fois sept fois.’ »
Il n’y a que chez Dieu que se trouve ce « soixante-dix fois sept fois » ! Mais parce que nous sommes par­don­nés indé­fi­ni­ment par notre Père du ciel nous ne pou­vons que suivre ce chemin – sou­vent très dif­fi­cile – du pardon à notre frè-re. Pour nous aider à mieux voir la spé­ci­fi­cité du pardon chré­tien, regar­dons ra-pide­ment com­ment d’autres reli­gions vivent le pardon.

  • 1 - Dans le bouddhisme, où l’idée d’un Dieu qui pardonne n’existe pas, ce qui est mis en avant est l’effet que le pardon peut avoir sur celui qui pardon-ne. « Quand un bouddhiste pardonne, c’est lui qui en est le premier bénéficiai-re ; le pardon est en effet l’un des visages de la sagesse libératrice que le Boudd-ha a découverte ». (Denis GIRA).
  • 2 - Dans le judaïsme, le pardon a ses origines dans la Bible. La fête de KIPPUR le célèbre : Lévitique 16, 30 : « En ce jour Dieu vous accordera le par-don afin de vous purifier ». Les dix jours qui précèdent KIPPUR sont pour les juifs l’occasion de réparer leurs torts et de se réconcilier. « Le pardon est une démarche exigeante qui engage la responsabilité, nul ne peut se substituer à au-trui : il n’y a que moi, qui ai lésé mon frère, qui puisse aller lui demander par-don, et lui seul peut me pardonner ; Dieu lui-même ne le peut que si mon frère me pardonne ; le pardon est subordonné au repentir et à la répara-tion. » (Geneviève COMEAU).
  • 3 - Dans l’Islam, Dieu a l’initiative du pardon : « Demandez pardon à votre Seigneur et revenez à lui en pécheurs repentants » (sourate 113). « C’est pourquoi les Musulmans se manifestent un pardon mutuel le jour de l’Aïd et Fitr, la fête de la rupture du jeûne du Ramadan » (cette année, c’était le 30 août). « Ce jour-là a lieu la réconciliation de la communauté, le pardon entre les hom-mes ». (Alain FEUVRIER, sj)
  • 4 - Chrétiens, il nous faut respecter la dimension proprement divine du pardon, laquelle est celle du pardon des péchés : « à strictement parler, nous ne pardonnons pas aux autres leurs péchés, mais nous pouvons leur pardonner et nous leur pardonnons effectivement le mal qu’ils nous ont fait. » (Joseph CAIL-LOT : Croire en Dieu notre Père, page 130). Père André LACAU
Découverte de notre église
Si, jusqu’en 1932 le territoire de notre paroisse fut rattaché à Notre-Dame de Bercy, l’urbanisation de notre quartier depuis 1860 nécessita rapidement la construction d’un nouveau lieu de culte. Un terrain fut acheté en 1927 par l’Archevêché – le Cardinal DUBOIS à l’époque, et son auxiliaire Mgr CREPIN - entre l’avenue Daumesnil et la rue Claude Decaen. La crypte de notre église fut inaugurée dès l’Ascension 1929. Elle fonctionna en chapelle de secours en attendant que l’église supérieure s’édifie. Par manque de subsides les travaux n’avancèrent que lentement. A la mort du Cardinal DUBOIS fin 1929, celui-ci fut remplacé par Mgr VERDIER, qui lança ses fameux CHANTIERS DU CARDINAL en 1932, et reprit la suite de la construction (...)
Plan du site |  Mentions légales